L’union africaine et la communauté internationale face à leur responsabilité en Guinée
CONAKRY/Depuis six mois voire un an, la Guinée bruissait de tous les cris et haros relatifs à l’organisation pour la première fois d’une élection libre juste et équitable. Et les sirènes de la communauté internationale mêlaient les leurs à ces vacarmes retentissants.
Force est de reconnaitre aujourd’hui, qu’au milieu de tous ces tintamarres les missionnaires de la communauté internationale, malgré les voyages et réunions multiples n’ont pas su circonscrire dans leurs dimensions réelles tous les problèmes afférents au scrutin du 27 juin 2010 . Sans nier les responsabilités des Guinéens, il faut noter les carences de ces experts internationaux dans l’échec électoral du 27 juin .
Il se s’agit guerre ici de vouer aux gémonies les efforts en tout genre déployés par eux à cette fin. En dehors de sa précipitation caractéristique au tour de laquelle la communauté internationale se devait de sonner le tocsin, ils ont laissé la CENI donner libre cours à ses fantasmes. A cet égard, le suivi et contrôle de cet organisme n’a que trop peu fonctionné .Son président qui était malade dit-on est resté à Paris loin des travaux préparatoires et n’est revenu que pour parachever les mécanismes de fraudes et d’irrégularités mis en place. Le Président de la CENI , Monsieur Ben Sékou SYLLA a d’ailleurs été exfiltré vers Paris dès l’annonce des résultats qu’il a lui-même reconnus comme entachés de graves irrégularités et de fraudes multiples.
Il est tout à fait concevable que, et la communauté internationale et le Président de la transition auraient du lui demander de s’en expliquer et en vue d’en tirer toutes les conséquences. Devant cette situation délétère créée par ces irrégularités et fraudes, il est urgent que la communauté internationale vienne en pompier efficace et efficient avant que le pays ne sombre dans de graves crises à l’instar de ce qui s’est passé en Sierra-Leone et au Libéria sans mentionner le Kenya et la Somalie. Le pompier après l’incendie équivaut au médecin après la mort. Et la morphine ne guérit pas un moribond. Il lui faut des prescriptions appropriées. La cour suprême est aujourd’hui mise devant une situation complexe et enceinte de tous les conflits inimaginables qui lui a été rétrocédé par ceux-là même qui aujourd’hui tentent de fuir leurs responsabilités organisationnelles.
Maintenant vouloir rectifier les irrégularités et autres fraudes par des méthodes correctives risque de porter atteinte aux scores provisoires annoncés des uns et des autres et susciter ainsi de vives protestations fondées ou non fondées pouvant aller jusqu’à la descente dans la rue de certaines troupes d’inconditionnels prêts à tout. Or, il est impossible après la reconnaissance par le président de la CENI lui-même de l’existante des fraudes et autres irrégularités, suivi de la démission avec fracas de son conseiller juridique, représentant le barreau guinéen et enfin de l’ensemble de l’exécutif de la transition de maintenir les résultats provisoires à l’état. Une situation qui d’ailleurs pourrait porter en germe un conflit éventuel entre les deux ethnies majoritaires du pays mais susceptible aussi de déboucher sur une conflagration ethnique généralisée qui ne sert à personne et qu’il faut à tout prix éviter totalement.
Il importe donc que la communauté internationale recharge ses citernes d’eau froide en vue de juguler toute éventualité négative. Pour se faire, elle se doit d’examiner la situation avec beaucoup de sérénité, de minutie, d’impartialité et très froidement. Mais aussi, écarter toutes considérations financières qui au lieu d’aider à éviter des dépenses éventuelles pourraient aboutir au contraire de l’épargne voulue .Il est vrai qu’à ce stade, seule la cour suprême porte le fardeau de la crise et toute intervention intempestive extérieure serait perçue comme une immixtion intolérable dans les affaires intérieures de la Guinée.
Ainsi, à notre humble avis et pour la préservation de la paix civile, il est plus sage d’annuler purement et simplement ce premier scrutin. Et de mettre ainsi les tensions actuelles au congélateur, et organiser les législatives d’abord. Lorsqu’une accalmie réelle sera enregistrée, finir le processus par les Présidentielles dans une atmosphère d’équité, de tolérance, de paix, et de non violence.
Je conjugue le meme language que Mr. Kabore. La justice guineenne doit purement et simplement anuler ce honteux scrutin. La Guinee est un pays souverain qui ne doit pas se laisser dicter par aucune puissances etrangeres. Ces gens la veulent nous semer la pagaille et enfin piller nos richesse. C'est ca leur maniere pour conserver leur puissance. N'oublions pas que la Guinee de Sekou Toure etait un pays de modele ou tout les chefs d'etats venaient s'enquerir des connaissances. L'avons-nous oublie? Allons tous pas a pas a la recherche de notre leadership.
Selon des sources bien informées établies à Conakry, cette balle dégainée par son aide de camp, Aboubacar Diakité alias Tumba aurait sérieusement atteint le chef de la junte militaire.
"Toumba" est accusé d'avoir commandé la garde présidentielle qui a ouvert le feu sur les manifestants pacifiques qui s'étaient rassemblés au stade national de Conakry.
Nous vous proposons de larges extraits de l’intervention de Monsieur Lansana Kouyaté au sommet sur le trafic et l’exploitation des êtres humains, tenu le 19 septembre 2009 au Gaylord hotel de l’Etat du Maryland, aux USA, devant des dirigeants venus de plusieurs continents.
Fin de l'ultimatum de l'UA samedi, les Français partent
CONAKRY — La tension montait en Guinée avant l'expiration samedi d'un ultimatum de l'Union africaine (UA) et un sommet des chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, qui devraient déboucher sur des sanctions ciblées contre une junte de plus en plus isolée.